La Ligue de l'enseignement de la Meuse (FOL), fédération d'associations mais aussi entreprise de l'économie sociale, a rendu compte de son activité 2008 à Pagny-sur-Meuse.
Daniel Le Forestier a insisté sur la mission d'utilité sociale de la Ligue 55
« Que serait le vie sans les associations? », concluait Jean-Claude George, président de la Fédération meusienne de la Ligue de l'Enseignement lors de son assemblée générale 2008 vendredi dernier. Une question d'actualité, après les remous causés par les « mesures Darcos », une question grinçante aussi, car le monde associatif traverse actuellement une période difficile...
Quelques mois de manifestations et d'âpres négociations plus loin, la FOL Meuse relève la tête et dresse le bilan d'une année 2008 qui a vu se développer de nombreux projets.
Partenariat avec l'école
Actions d'abord en faveur de l'école, avec l'USEP, secteur sportif de la Ligue, qui confirme le développement des années passées avec près de 5400 licenciés dans l'ensemble des écoles du département. Même si elle enregistre une baisse de fréquentation de ses centres, la cessation d'exploitation du centre des Fourgs dans le Haut Doubs, la FOL a accueilli des scolaires de toute la France en classes découvertes. Daniel le Forestier, Secrétaire général de la fédération a souligné « l'impulsion nouvelle » donnée à la Mazurie, le centre de Beaulieu-en-Argonne entièrement rénové, qui avec sa nouvelle équipe et ses nouveaux produits enregistre une hausse de fréquentation. Sur le plan scolaire, la FOL reste impliquée dans les ateliers relais, poursuit la distribution des livres « Lire c'est partir » à 0,85€, garde la coordination avec l'UDAF de Lire et Faire Lire, programme national d'ouverture à la lecture. Dans un contexte économique difficile, ce sont près de 1200 enfants qui ont été accueillis en « colos », 2000 en centres de loisirs enfants et jeunes.
Fédérer
Au niveau de la vie associative, la Ligue 55 reste fédératrice, regroupant 141 associations, proposant à celles qui sont employeuses un outil professionnel, le DLA, Dispositif Local d'Accompagnement, qui a aidé près d'une vingtaine d'entre elles à consolider leurs emplois et à mettre en œuvre leur projet associatif.
Devant les difficultés économiques, essentiellement conjoncturelles traversées par la fédération, son président garde la foi : « nous n'avons pas baissé les bras et il est probable, l'avenir nous le dira, que l'adversité nous ait rendus plus forts et plus lucides ».
Un bel optimisme, qui s'appuie sur les nouveaux projets 2009, le savoir faire pédagogique et le professionnalisme de la maison.